Flashback sur un changement sectoriel

Christophe Devaux photo

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De la lingerie à la molécule, il n’y a qu’un pas…Christophe Devaux ancien Directeur des opérations dans le prêt à porter (Chantelle Group, Vanity Fair) a réussi avec brio sa transition sectorielle en intégrant le laboratoire pharmaceutique IPSEN.
Ce changement reflète l’approche anti-clonage du cabinet Mermoz Associés.

Après avoir été mis en relation avec le cabinet Mermoz Associés, Christophe Devaux a partagé ses envies et ambitions professionnelles de quitter un secteur dans lequel il était connu et reconnu; discours qui résonne parfaitement avec la philosophie du cabinet Mermoz Associés.

Avez-vous été surpris lorsque les consultants de Mermoz vous ont parlé d’une opportunité dans un secteur qui était complètement différent du vôtre ? 

Oui, et très favorablement puisque rares sont les cabinets qui vous proposent de vous « sortir » de votre domaine/secteur d’activité. J’ai trouvé l’approche volontaire, audacieuse et elle a suscité par conséquent beaucoup de curiosité de ma part et a aboutit à un échange très riche.

Après avoir passé près de 20 ans dans le secteur du Textile et dans le monde industriel, je souhaitais véritablement changer de secteur d’activité pour me renouveler, rester « éveillé » et découvrir un nouveau secteur porteur, peut-être avec plus de sens, tout en mettant en avant les « passerelles » sur la fonction dans l’organisation.

Le challenge du changement de secteur d’activité était ma priorité.

Avez-vous trouvé cela difficile compte tenu de vos compétences, de changer radicalement de secteur ? 

Je n’ai pas trouvé difficile le changement, c’était véritablement une orientation claire et souhaitée pour moi. Il faut toutefois préciser que je suis rentré chez Ipsen à travers une fonction qui me parait transposable (Supply Chain et Achats) sur différents secteurs et que les problématiques rencontrées ne sont pas fondamentalement différentes. Ce n’est probablement pas vrai pour toutes les fonctions. Mais il est nécessaire de préparer/repérer les éléments « transposables » pour convaincre son/ses interlocuteurs lors du processus de recrutement (en particulier au sein de l’entreprise).

Donc pas de difficultés majeures, si ce n’est plutôt une adaptation au secteur d’activité « Pharma » qui impose une réglementation stricte qui se traduit dans des processus rigoureux, des rituels très rythmés au sein de l’entreprise, qu’il nous faut appréhender pour bien mener les actions/projets dans le respect de ces exigences.

Par conséquent, c’est un réel enrichissement professionnel de par :

  • La découverte d’un nouveau secteur,
  • La rencontre de nouvelles équipes,
  • L’apprentissage de nouveaux processus,
  • Un mindset/des valeurs différentes.

Et personnel de par la curiosité que cela implique et l’engagement qui en découle.

Pensez-vous que tous les managers puissent faire de tels grands écarts ?

Évidemment, cela dépend de la motivation, d’une certaine curiosité mais aussi et surtout de la capacité d’adaptation du candidat. J’ai eu la chance d’occuper des fonctions dans des environnements culturels très différents ce qui, je crois, me donne une grande capacité à m’adapter dans des environnements variés.

La volonté de découvrir un autre secteur, la curiosité, une capacité à se projeter et s’adapter sont les qualités nécessaires pour réussir un tel changement. Et je crois aussi important d’effectuer un travail préparatoire pour identifier encore une fois les passerelles possibles entre les secteurs pour bien construire son argumentaire et d’une certaine manière rassurer le recruteur et se rassurer soi-même.

Selon vous, quels sont les bienfaits d’une approche anti-clone et qu’est ce qui pourrait freiner une telle démarche ? 

Je crois que cette approche favorise la performance globale de l’entreprise, le succès des projets.

L’apport de points de vue différents est d’autant plus riche que les équipes viennent d’horizons différents ce qui permet de challenger / benchmarker, de confronter les points de vues pour construire des solutions complexes plus efficaces et plus productives qu’une équipe homogène (mono-sectorielle).

Le point d’attention à mon sens est qu’il est important que l’entreprise instaure un climat de confiance, de bienveillance, et d’écouter pour favoriser ces échanges de points de vue.

Pensez-vous qu’IPSEN vous aurait recruté s’il n’y avait pas eu l’intervention de Mermoz ? 

Je ne pense pas, le Cabinet de par son approche a véritablement facilité le processus mais je tiens également à préciser que l’entreprise doit être aussi « ouverte » à cette idée d’élargir le champs des possibles, ce qui n’est pas encore totalement intégré je pense chez tous les acteurs et pourtant je suis convaincu des bienfaits que je peux constater chez Ipsen.

Damien Saillard

Associé